La métaphore de la fileuse, ou une de ses variantes revient souvent dans l'oeuvre de Varo. Ici, dans cette pièce grise et abandonnée, où tout est dégradé par le temps qui s'écoule, les seuls éléments colorés sont les feuilles apportées par un vent d'automne, les oiseaux qui sortent de l'homme et la femme assise qui paraît attendre passivement l'écoulement du destin. Un destin représenté par le fil sortant de l'intérieur infini que l'on ne parvient pas à distinguer de l'homme. Patiemment, elle l'enroule sur sa pelote.