Meret Oppenheim

Oppenheim

Le déjeuner en fourrure
1936
objets recouverts de fourrure de gazelle de chine
The Museum of Modern Art, New York

En 1936 Meret Oppenheim essayait de gagner sa vie en créant des bijoux de fantaisie. Elle eut l'idée de créer un bracelet en cuivre dont l'intérieur était fourré d'ocelot.

Elle porta ce bracelet lors d'une rencontre avec Dora Maar et Pablo Picasso au Café de Flore. Picasso observa alors qu'on pouvait en fait couvrir toutes sortes d'objets avec de la fourrure. En quoi Meret Oppenheim lui donna raison. Lorsque le thé fut refroidi dans la tasse elle aurait lancé au serveur : « Encore un peu de fourrure garçon ! » Peu après elle transforma cette idée en oeuvre d'art. Cette tasse, sa soucoupe et cette petite cuillère recouvertes de fourrure devinrent un des emblèmes du surréalisme. La célébrité rapide obtenue sans effort fut une lourde hypothèque sur l'identité artistique de Meret Oppenheim qui refusa de se laisser enfermer dans un style reconnaissable.
En 1945, elle rencontra Wolfgang La Roche. Ils se marièrent quatre ans plus tard à Berne où ils s'installèrent. Mais en 1950, Meret Oppenheim revint à Paris, seule.
Ce ne fut qu'en 1954, quand elle se remit à travailler après dix-huit ans d’inactivité artistique, qu'elle se sentit libre. La dernière collaboration avec les surréalistes eut lieu en 1959 lors de l'Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme lorsque sa collaboration fut comprise à contre-sens de ses intentions.

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